Conseils de sécurité

Les bons gestes au bon moment

Conseils

Éviter un incendie et ses conséquences

Un incendie peut s’étendre très rapidement et provoquer des dégâts considérables aux biens et à l’environnement tout en menaçant la vie des êtres humains et des animaux.

Un extincteur ou une couverture anti-feu peuvent être utilisés pour éteindre un feu de cuisine, comme une poêle ou une friteuse. Ils doivent être facilement accessibles. Toutefois, il est important de savoir comment les utiliser si vous souhaitez en placer dans votre bâtiment. 

Lorsqu’une porte est fermée, elle bloque la fumée mais aussi le bruit, ce qui peut rendre l’alarme d’un détecteur moins audible.

Il est donc important d’installer suffisamment de détecteurs de fumée dans le logement, idéalement interconnectés, de les tester régulièrement et de privilégier des modèles avec une autonomie de 10 ans.

Fermer les portes à l’intérieur d’une habitation, peut sauver des vies en cas d’incendie.

En effet, la plupart des décès lors d’un incendie sont dus à l’inhalation de fumées toxiques plutôt qu’aux flammes et arrivent plus souvent pendant la nuit. Ces fumées, produites notamment par les matériaux modernes comme les plastiques, les mousses synthétiques, etc., sont plus nocives qu’autrefois et peuvent envahir un logement en quelques minutes seulement.

Fermer une porte constitue une barrière efficace. Une pièce avec une porte fermée reste plus froide (parfois jusqu’à 500 °C de moins) et retient la fumée plus longtemps.

Notez que l’installation de portes coupe-feu est obligatoire en Belgique dans tous les établissements accessibles au public (ERP), les immeubles collectifs, les kots étudiants, et les lieux de travail.

Un feu de cheminée est un risque fréquent lorsqu’on se chauffe au bois, au charbon ou au mazout. Il est généralement causé par l’accumulation de suie et de créosote, des substances très inflammables qui peuvent s’enflammer à haute température.

Pour prévenir ce type d’incendie, il est essentiel d’entretenir régulièrement sa cheminée en la faisant ramoner au moins une fois par an par un professionnel, tout en vérifiant l’absence de fissures et un bon tirage.

Il est aussi important d’utiliser uniquement du bois sec et non traité/peint/vernis, d’éviter de brûler des déchets qui dégagent des fumées toxiques (plastique, papier coloré, carton, déchet vert) et de garantir une bonne ventilation de la pièce.

Une cheminée peut également être obstruée (par des nids ou des débris), ce qui augmente les risques.

Il faut être très vigilant avec toute source de chaleur à l’extérieur, car un incendie peut se déclarer et se propager très rapidement.

Il est conseillé d’utiliser un barbecue uniquement à l’extérieur et de ne jamais employer de produits inflammables pour l’allumer, car cela peut provoquer des flammes dangereuses.

Pour les tondeuses, il ne faut jamais remplir le réservoir lorsqu’elles sont encore chaudes, afin d’éviter l’inflammation des vapeurs d’essence.

L’utilisation d’outils qui génèrent des étincelles (brûleurs de mauvaises herbes, disqueuse, etc.) est particulièrement risquée, surtout en période de sécheresse ou en présence de vent, car le feu peut se propager rapidement aux éléments inflammables environnants (herbe, haies, feuilles, abris, etc.).

Il est interdit de jeter des mégots de cigarette dehors et de faire du feu en forêt. Il est également fortement déconseillé de garer votre véhicule dans des hautes herbes.

Il est recommandé de privilégier des méthodes alternatives sans flamme. Si cela n’est pas faisable, alors il faut mouiller les éléments aux alentours qui ne doivent pas brûler ou se placer le plus possible à distance de ces éléments, ne pas porter de vêtements synthétiques et toujours vérifier qu’aucun feu ne subsiste après utilisation.

En cas de doute, il faut toujours prévoir des moyens d’extinction qui vous permettront de contrôler le feu.

Lors des fêtes (nouvel an, noël, etc.) les risques sont décuplés et viennent principalement des bougies, du sapin, des décorations, des appareils de cuisson ou encore du tabac et des cierges magiques/feux d’artifice.

Tout d’abord, il faut absolument éviter les tissus synthétiques qui fondent sur la peau.

Il est important de placer le sapin loin des sources de chaleur (poêle à bois, poêle à pellet, etc.) ainsi que les tapis et rideaux qui peuvent s’enflammer rapidement.

Il est essentiel de vérifier l’état des guirlandes en privilégiant des lampes LED et de les éteindre la nuit.

Les bougies doivent toujours être posées sur un support stable et ne jamais être laissées sans surveillance, surtout en présence d’enfants et/ou d’animaux domestiques. Nous vous conseillons l’utilisation de bougies à lampe LED.

Lors de l’utilisation d’appareils de cuisson (raclette, fondue), il faut les poser sur une surface non inflammable et ne jamais utiliser d’eau pour éteindre un feu de graisse.

Il est aussi recommandé de ne pas fumer quand vous avez consommé de l’alcool et/ou êtes somnolent.

Pour utiliser vos cierges magiques (baguette à étincelle), vous devez garder le bras tendu vers le haut, à l’écart du visage et des vêtements. Il faut créer un périmètre de sécurité autour de vous et des autres spectateurs. Enfin, il est impératif de ne jamais jeter le bâtonnet embrasé après utilisation. En effet, vous devez déposer les bâtonnets usagés dans un récipient rempli d’eau pour stopper tout risque de reprise de feu.

Si, et uniquement si, votre commune permet l’utilisation de feux d’artifice en tant que particulier, vous êtes tenu d’annuler le tir en cas de vent. Le cas échéant, le terrain choisi doit être plat, dégagé et éloigné de toute végétation sèche. L’artifice au sol doit absolument être fixé solidement pour qu’il ne bascule pas. Lors de l’allumage, vous devez rester sur le côté, tendre le bras et ne jamais vous pencher au-dessus du produit. Il est primordial de s’éloigner immédiatement après avoir allumé la mèche et de toujours garder un seau d’eau ou un extincteur à proximité. Enfin, si un engin n’a pas explosé, il est fortement recommandé de ne jamais tenter de le rallumer.

Nous vous invitons à consulter le mémento ci-dessous afin de prendre connaissance des consignes de sécurité à appliquer lors de vos événements.

Un plan d’évacuation regroupe des consignes préparées à l’avance et connues de tous pour réagir rapidement en cas d’incendie. Vous devez absolument prévoir ce plan en fonction des potentielles situations à risque (porte bloquée par la fumée/le feu, électricité qui se coupe, etc.). Tous les occupants doivent le connaitre et s’exercer.

Dans ce plan il faut prévoir un trajet principal et une issue de secours, mettre à disposition un téléphone (pour appeler le 112) et une lampe de poche. Il est aussi important de laisser ses objets essentiels (clés, papiers d’identité, médicaments indispensables, etc.) à proximité des endroits d’évacuation.

Il est nécessaire de fixer un point de rassemblement à l’extérieur et de penser au fait que les personnes peuvent/doivent se déplacer près du sol pour éviter la fumée.

Il ne faut surtout pas oublier d’inclure vos animaux de compagnie dans votre plan.

Vous devez toujours conserver les produits dangereux dans un espace sécurisé, comme une armoire fermée ou un abri de jardin.

Il est fortement déconseillé de stocker des bouteilles de propane ou de butane dans un endroit clos. En cas de fuite, ces gaz s’accumulent au sol et peuvent s’enflammer au moindre contact avec une source d’étincelle.

Les produits dangereux sont facilement identifiables grâce à ces symboles :

Inflammable

Explosif

Corrosif

Comburant

L’électricité est une cause fréquente d’incendie à la maison, souvent à cause d’une mauvaise utilisation ou d’appareils défectueux.

Pour éviter les risques, il faut uniquement utiliser des appareils en bon état, éviter de surcharger les prises et ne jamais brancher plusieurs multiprises entre elles. Il est conseillé de débrancher les appareils lorsqu’on ne les utilise pas, que l’on soit présent chez soi ou non, et de ne pas les laisser en veille.

Les appareils électroménagers (grille-pain, sèche-linge, lave-linge, lave-vaisselle, micro-onde, hotte, etc.) doivent être nettoyés régulièrement, car la graisse ou les résidus peuvent prendre feu. Les chauffages électriques doivent être éloignés des objets inflammables et ne jamais être recouverts.

Si vous utilisez une couverture chauffante électrique, il faut veiller à respecter les instructions du fabricant, à ne pas l’utiliser lorsqu’elle est pliée et à la débrancher avant de vous coucher.

La cigarette électronique peut aussi être dangereuse. Il faut utiliser uniquement le chargeur et les batteries adaptés, et toujours la recharger sous surveillance pour éviter tout risque d’incendie ou d’explosion.

Les batteries (téléphone, ordinateur, tablette, etc.) présentent aussi un risque.  Il est important de les placer sur une surface stable et non inflammable, d’utiliser un chargeur d’origine en bon état et de rester à proximité dans un endroit équipé d’un détecteur de fumée. Pour éviter la surchauffe, il est fondamental de ne pas couvrir l’appareil, en le tenant éloigné du soleil et des matériaux inflammables et en le débranchant une fois chargé. Les batteries endommagées ne doivent jamais être réparées soi-même et doivent être déposées dans un centre de recyclage. Il ne faut pas recharger un téléphone ou un pc sur un lit/fauteuil afin d’éviter tout risque de surchauffe car les matières bloquent la dissipation de chaleur.

Pour les autres batteries (vélo et trottinette électrique), vous devez recharger la batterie dans un endroit sec, à bonne température, hors des lieux de passage et vérifier régulièrement son état. Il est préférable de recharger la batterie après une utilisation prolongée et au minimum une fois par mois. Pour préserver son état, nous vous conseillons de la retirer de votre vélo ou trottinette lors d’un transport en voiture.

Enfin, une installation électrique sûre (avec disjoncteurs et entretien régulier) est essentielle pour éviter les courts-circuits et les incendies.

Chaque batterie a ses propres caractéristiques ; il est donc important de consulter attentivement le mode d’emploi afin de l’utiliser de manière appropriée.

Fumer représente une cause importante d’incendies domestiques (le tabagisme est la principale cause), souvent liés à des imprudences. Les risques augmentent particulièrement lorsque l’on fume en étant fatigué, sous l’influence de l’alcool ou de médicaments, car l’attention diminue.

Pour limiter les dangers, il est essentiel d’adopter de bonnes habitudes : ne jamais fumer au lit, utiliser des cendriers stables et vider régulièrement les cendres en s’assurant qu’elles sont complètement éteintes.

Il est aussi recommandé de rester vigilant en présence de matériaux inflammables et d’éviter de fumer à proximité d’oxygène médical, l’oxygène étant un important accélérateur de combustion.
Il faut garder les briquets et allumettes hors de portée des enfants pour éviter qu’ils ne jouent avec le feu.

La cigarette électronique peut aussi être dangereuse. Il faut utiliser uniquement le chargeur et les batteries adaptés, et recharger toujours sous surveillance pour éviter tout risque d’incendie ou d’explosion.

Enfin, des gestes simples comme bien éteindre les cigarettes (utiliser un peu d’eau peut permettre d’éteindre complètement les cendres) et rester attentif permettent de réduire fortement le risque d’incendie lié au tabac.

Évacuez, mettez-vous en sécurité et appelez le 112. N’intervenez que si vous êtes formé et sûr de vous.

Sortir sans risque :
  1. Fermer les portes en quittant les lieux,
  2. Prévenir tous les occupants,
  3. Suivre le plan d’évacuation. Ne pas revenir sur vos pas et ne  pas prendre le risque d’aller récupérer des cadeaux, vêtements ou autres effets personnels non indispensables,
  4. Rejoindre le point de rassemblement prévu,
  5. Appeler le 112,
  6. Rester à l’extérieur en attendant l’arrivée des pompiers.
Sortir avec risque (fumée qui bloque le passage) :
  1. Se déplacer près du sol en suivant votre chemin d’évacuation,
  2. Si cela est impossible, rester dans une pièce sans fumée tout en étant proche des murs et/ou fenêtres côté rue pour signaler votre présence aux secours et fermer la porte,
  3. Évacuer seulement si la voie est sûre,
  4. Appeler le 112,
  5. Indiquer à l’opérateur où vous vous trouvez et attendre l’arrivée des secours.
Les cages d’ascenseur agissent comme des cheminées, propageant rapidement fumées toxiques et flammes, avec un risque majeur de panne de courant bloquant la cabine. Il faut toujours utiliser les escaliers de secours.

Comment identifier un feu de cheminée ?

  • Un bruit sourd et continu se fait entendre dans le conduit, semblable à un vent violent,
  • Le conduit de cheminée devient anormalement chaud,
  • Une forte odeur de suie se dégage,
  • Une fumée noire et épaisse apparaît,
  • Des flammes et des étincelles peuvent s’échapper de la cheminée.

En cas de feu de cheminée, il faut immédiatement appeler les secours (112), tenter de réduire le feu dans le foyer avec du sable ou du sel, fermer les arrivées d’air (porte du poêle, clapet, canal d’évacuation d’air) et éloigner les objets inflammables. Si la fumée devient trop importante, il faut quitter les lieux.

Il ne faut jamais utiliser d’eau, car cela peut provoquer une explosion dans le conduit.

En cas de début d’incendie, il faut avant tout évacuer en fermant les portes derrière soi et alerter les secours en appelant le 112. 

Un feu causé par une cigarette peut être étouffé avec une couverture ou un tissu humide si l’objet non électrique (tissu, papier) brûle, tandis qu’une cigarette électronique, à cause de sa batterie, nécessite de couper le courant (si elle est branchée) et d’utiliser un extincteur adapté, sans jamais utiliser d’eau.

En cas de feu d’origine électrique, il est essentiel d’agir rapidement et correctement. La première chose à faire, si cela ne présente aucun danger, est de couper l’alimentation électrique, soit en débranchant l’appareil (si le câble est intact), soit en utilisant le disjoncteur général. Il ne faut jamais utiliser d’eau, car elle conduit l’électricité et peut provoquer une électrocution.

Si le feu est encore limité et que le courant est coupé, vous pouvez tenter de l’étouffer en utilisant une couverture anti-feu, un linge épais ou un extincteur adapté.

En revanche, si le feu se développe ou dégage une fumée importante, il est impératif d’évacuer immédiatement les lieux en fermant la porte derrière vous pour ralentir la propagation.

Une fois en sécurité, vous devez appeler les secours en composant le 112. Réagir vite et adopter les bons gestes peut faire toute la différence pour limiter les dégâts et protéger les personnes.

S’éloigner immédiatement et, si possible, de manière perpendiculaire au vent et appeler les secours au 112. 

Évacuer les personnes à proximité et emprunter les chemins existants si vous êtes en forêt (sentiers balisés) et/ou se rendre dans une zone dégagée loin des endroits feuillus. 

Fermer les fenêtres de votre établissement, habitation ou encore de votre véhicule pour empêcher les fumées toxiques d’entrer si ce feu est proche de vous.

Si le feu est très petit, il faut tenter de le maîtriser avec un tuyau d’arrosage uniquement s’il n’y a aucun risque.

Si le feu part des illuminations de Noël ou du sapin, il faut couper immédiatement l’électricité au disjoncteur général pour éviter l’électrocution. Dès que le courant est coupé, vous êtes tenu de jeter de l’eau massivement à la base des flammes du sapin, ou d’utiliser un extincteur. Si le sapin est entièrement en flammes, la pièce va s’enflammer instantanément. Il faut donc fermer la porte de la pièce et sortir immédiatement.

Utiliser un étouffoir, un verre retourné ou un linge humide sur une bougie qui commence à brûler un support s’avère très utile.

Il ne faut jamais jeter d’eau sur de l’huile en feu, cela provoque une explosion de flammes mortelle. Il est fondamental d’éteindre immédiatement le gaz, de débrancher la friteuse/appareil à fondue ou d’éteindre la plaque de cuisson/appareil à raclette. Il est nécessaire de poser prudemment un couvercle métallique ou une couverture anti-feu sur le récipient pour priver les flammes d’oxygène. Si vous n’avez rien d’autre, alors il faut essorer au maximum un torchon ou une serviette humide (qui ne dégouline pas) et les déposer délicatement sur l’appareil. Nous vous conseillons de ne jamais déplacer l’appareil en feu et de ne pas retirer le couvercle avant un refroidissement complet (attendre au moins 30 minutes).

Si un cierge magique enflamme un tissu (une nappe, une rideau, un tapis), il est primordial d’étouffer immédiatement les flammes avec une couverture anti-feu afin de ne pas alimenter les flammes en oxygène. Ensuite, il faut arroser abondamment pour refroidir la zone. Si la tige devient hors de contrôle, il faut la jeter directement dans un seau d’eau ou un évier pour stopper la chaleur extrême. Si le cierge enflamme les vêtements d’une personne, elle doit s’arrêter de courir pour ne pas alimenter les flammes, s’allonger et rouler au sol ou s’envelopper dans une couverture en laine, en coton ou anti-feu.

En cas de brûlure ou si le feu s’étend, vous devez évacuer la pièce et appeler le 112.

Si le feu concerne un produit spécifique et que vous avez accès à l’emballage, vous devez lire rapidement les consignes ou les pictogrammes de sécurité. Certains produits réagissent violemment au contact de l’eau (comme les métaux réactifs ou certains acides).

Si vous devez traverser une zone enfumée de produits dangereux, vous devez vous couvrir le nez et la bouche avec un tissu (de préférence humide) et vous baisser, l’air pur et l’oxygène se trouvant près du sol.

En cas de projection de produits chimiques sur une personne, il est important de rincer immédiatement la zone touchée (peau ou yeux) à l’eau courante pendant au moins 15 à 20 minutes ainsi que retirer les vêtements contaminés sous l’eau si le produit a traversé le tissu.

En cas d’inhalation ou d’ingestion (signes d’intoxication), vous devez allonger la personne en position latérale de sécurité (si inconsciente) ou semi-assise, et attendre l’arrivée des secours. Il ne faut surtout pas la faire vomir, car cela aggraverait les lésions.

Lors d’un incendie ou d’un dégagement de fumée épaisse :

  1. Rester proche du sol car l’oxygène résiduel se trouve au ras du sol,
  2. Respirer à travers une serviette ou un vêtement mouillé pour bloquer une partie des particules.

En cas de fumée de feu de forêt (extérieur) :

  1. Limiter les sorties en restant à l’intérieur portes et fenêtres fermées,
  2. Porter un masque de type FFP2 (ou supérieur) pour filtrer les particules fines si vous devez sortir,
  3. Si vous conduisez ou utilisez l’air climatisé dans un bâtiment, il faut activer le mode « recirculation » de l’air pour éviter d’aspirer l’air enfumé extérieur.

Il est fortement recommandé de vérifier s’il y a de la chaleur derrière une porte en la touchant et de fermer les portes derrière soi en quittant une pièce en feu afin de limiter la propagation de l’incendie.

Une couverture anti-feu peut être utilisée pour éteindre un feu de cuisine, comme une poêle ou une friteuse. Elle doit être facilement accessible. Il est important de savoir l’utiliser :

  1. Prendre une couverture anti-feu ou, à défaut, un torchon en coton légèrement humide (non trempé),
  2. Se protéger les mains en les enveloppant avec la couverture,
  3. La poser délicatement sur l’élément en feu, sans mouvements brusques,
  4. S’assurer de bien étouffer les flammes en coupant l’apport d’oxygène,
  5. Arrêter la source d’énergie en éteignant l’appareil ou en le débranchant.

Un extincteur peut être utilisé pour éteindre un début d’incendie. Il doit être facilement accessible. Il est important de savoir l’utiliser et de bien lire la notice d’utilisation :

  1. Tirer la goupille de sécurité. Pour ce faire facilement, vous devez maintenir l’appareil par le haut sans pour autant serrer la poignée,
  2. Enfoncer la poignée ou le bouton pour mettre l’extincteur sous pression. Ne jamais mettre votre tête au-dessus de l’appareil,
  3. Tester brièvement pour vérifier le bon fonctionnement,
  4. Viser la base des flammes en vous mettant à environ 2 mètres.

Un extincteur à CO₂ ne doit jamais être pulvérisé sur une personne, car le gaz sort à une température extrême de -78°C et risque de causer de graves brûlures.

Vous devez rester à distance et surtout ne pas fumer à côté. Un incendie peut couver sous terre pendant plusieurs heures. En effet, un feu en forêt peut se réactiver même 7 à 10 heures après avoir été éteint.

Il faut vérifier les dégâts. Si le feu a touché une propriété privée, c’est important d’inspecter les installations (câbles électriques, clôtures, arbres menaçants) pour éviter tout autre accident.

Vous devez prendre contact avec votre assureur pour lui déclarer le sinistre dans les plus brefs délais. Si des biens (abris de jardin, clôtures, véhicules) ont été détruits, prenez des photos de l’état des lieux avant toute intervention lourde ou nettoyage. Nous vous conseillons également de contacter votre commune et la police locale si certaines zones protégées ont été touchées ou nécessitent l’évacuation de gros débris.

En Belgique, brûler des déchets verts est strictement réglementé (et souvent interdit selon le Règlement Général de Police). Un procès-verbal pourrait être dressé si l’incendie résulte d’une infraction.

Pour les espaces naturels, il faut éviter de piétiner les zones touchées. Souvent, la nature reprend ses droits, mais parfois des interventions de reforestation peuvent être nécessaires si l’écosystème a été trop endommagé.

Après un sinistre, il est essentiel de réagir rapidement et de manière organisée.

  1. Prévenir l’assurance et les autorités

Vous êtes assuré par un contrat d’assurance incendie ? Alors vous devez informer votre assureur dès que possible afin de lancer la procédure d’indemnisation (5 jours maximum). Un intermédiaire ou un expert peut vous accompagner dans les démarches. Il ne faut pas signer trop vite les propositions d’indemnisation car une fois l’accord accepté, il est définitif.

Si vous pensez que votre établissement a été incendié de manière malveillante, alors vous devez immédiatement prévenir la police.

  1. Protéger les lieux

Il faut prendre les mesures nécessaires pour éviter que la situation ne s’aggrave (sécurisation du bâtiment contre les intrusions, protection contre les intempéries, chaudière à l’arrêt, etc.). Un expert de sinistré peut vous aider en s’occupant des opérations techniques.

  1. Suivre les démarches administratives

Les autorités policières dépêchées sur place établissent un rapport utile pour votre dossier. Il est important d’en conserver les références pour l’assureur.

  1. Recenser les dommages

Vous devez dresser une liste détaillée (photos avant nettoyage, liste écrite, factures, garantie et preuves d’achat) des biens touchés ou détruits (œuvres d’art, système audio, instruments de musique, équipement de fitness, bijoux, argent liquide, tenues traditionnelles de folklore, coffre-fort, etc.) afin de faciliter l’évaluation des pertes.

Vous êtes tenu de ne rien jeter sans l’accord de l’expert, hormis les aliments et médicaments qui ont été exposés à la fumée. De plus, il est fortement conseillé de demander plusieurs devis de réparation.

  1. Se faire accompagner si nécessaire

En cas de dégâts importants (plus de 50.000€), l’intervention d’un expert peut aider à défendre vos intérêts.

  1. Prévoir un hébergement

Vous devez rapidement trouver une solution de relogement temporaire. Des aides peuvent exister via l’assurance ou les services publics.

Après l’urgence, une indemnité (« chômage immobilier ») peut couvrir la valeur locative du logement pendant les travaux de reconstruction. La recherche d’un logement temporaire reste généralement à votre charge, avec l’aide possible d’experts, de la commune (logements de transit), du bourgmestre, du CPAS ou des agences immobilières sociales.

La remise en état après un incendie nécessite une organisation rigoureuse afin d’assurer une reconstruction efficace.

Il est essentiel de définir précisément les travaux (cahier de charges) à réaliser avec l’aide d’un professionnel, de sélectionner des entrepreneurs qualifiés et de comparer des devis détaillés.

Les travaux doivent respecter les normes en vigueur (code du Logement en Wallonie) et peuvent également vous permettre d’améliorer la performance énergétique du bâtiment (PEB). Une bonne planification des interventions, accompagnée d’un suivi régulier du chantier, permet de garantir le bon déroulement des travaux. Il est également recommandé de tenir l’assurance informée des différentes étapes.

Informer les services publics ainsi que les fournisseurs d’eau, de gaz, d’électricité et votre opérateur de réseau mobile. Il faut signaler tout dommage éventuel aux câbles ou aux conduites de tuyaux. En cas de détérioration, vous devez couper ou mettre hors service l’eau, le gaz et l’électricité.

Avant de vous rendre sur les lieux de l’incident, vous devez solliciter l’autorisation des pompiers et de la police. Les pompiers doivent s’assurer que les lieux ne présentent plus de danger, tandis que la police doit procéder aux vérifications nécessaires pour déterminer l’origine de l’incendie.

Vous avez reçu leur autorisation pour entrer sur les lieux ? Vous devez quand même absolument faire attention aux structures fragilisées (murs, sols, charpente, etc.).

Après une brûlure, le premier réflexe est de stopper l’action de la chaleur, puis de refroidir la zone en respectant la règle des 20 minutes à 20 cm sous une eau à 20 °C.

Si votre brûlure devient noire/brune, qu’il y a de graves ampoules et qu’elle est plus grande qu’une pièce de 2€, alors il s’agit d’une urgence vitale absolue nécessitant une hospitalisation immédiate (les terminaisons nerveuses étant détruites).

Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Ne jamais appliquer de glace ou d’eau glacée,
  • Ne pas percer les cloques (ampoules), car cela expose la peau aux infections,
  • N’appliquer aucun corps gras, beurre, dentifrice, huile, farine ou autres « remèdes de grand-mère » sur la lésion.

Vous pouvez mettre de la pommade si vous êtes uniquement brûlé au premier degré (rougeur de la peau) et que vous avez refroidi votre brûlure.

Après un incident, un contrôle complet par un spécialiste est indispensable avant toute réutilisation.

Si vous pouvez encore loger dans votre établissement, alors il est important que vous vérifier l’ensemble de toutes les installations électriques, les conduits de gaz et d’eau ainsi que les appareils connectés.

Vous ne pouvez pas utiliser  ces installations sans la validation d’un professionnel.

Un extincteur ou une couverture anti-feu peuvent être utilisés pour éteindre un feu de cuisine, comme une poêle ou une friteuse. Ils doivent être facilement accessibles. Toutefois, il est important de savoir comment les utiliser si vous souhaitez en placer dans votre bâtiment. 

Lorsqu’une porte est fermée, elle bloque la fumée mais aussi le bruit, ce qui peut rendre l’alarme d’un détecteur moins audible.

Il est donc important d’installer suffisamment de détecteurs de fumée dans le logement, idéalement interconnectés, de les tester régulièrement et de privilégier des modèles avec une autonomie de 10 ans.

Fermer les portes à l’intérieur d’une habitation, peut sauver des vies en cas d’incendie.

En effet, la plupart des décès lors d’un incendie sont dus à l’inhalation de fumées toxiques plutôt qu’aux flammes et arrivent plus souvent pendant la nuit. Ces fumées, produites notamment par les matériaux modernes comme les plastiques, les mousses synthétiques, etc., sont plus nocives qu’autrefois et peuvent envahir un logement en quelques minutes seulement.

Fermer une porte constitue une barrière efficace. Une pièce avec une porte fermée reste plus froide (parfois jusqu’à 500 °C de moins) et retient la fumée plus longtemps.

Notez que l’installation de portes coupe-feu est obligatoire en Belgique dans tous les établissements accessibles au public (ERP), les immeubles collectifs, les kots étudiants, et les lieux de travail.

Un feu de cheminée est un risque fréquent lorsqu’on se chauffe au bois, au charbon ou au mazout. Il est généralement causé par l’accumulation de suie et de créosote, des substances très inflammables qui peuvent s’enflammer à haute température.

Pour prévenir ce type d’incendie, il est essentiel d’entretenir régulièrement sa cheminée en la faisant ramoner au moins une fois par an par un professionnel, tout en vérifiant l’absence de fissures et un bon tirage. Il est aussi important d’utiliser uniquement du bois sec et non traité/peint/vernis, d’éviter de brûler des déchets qui dégagent des fumées toxiques (plastique, papier coloré, carton, déchet vert) et de garantir une bonne ventilation de la pièce. Une cheminée peut également être obstruée (par des nids ou des débris), ce qui augmente les risques.

Il faut être très vigilant avec toute source de chaleur à l’extérieur, car un incendie peut se déclarer et se propager très rapidement.

Il est conseillé d’utiliser un barbecue uniquement à l’extérieur et de ne jamais employer de produits inflammables pour l’allumer, car cela peut provoquer des flammes dangereuses.

Pour les tondeuses, il ne faut jamais remplir le réservoir lorsqu’elles sont encore chaudes, afin d’éviter l’inflammation des vapeurs d’essence.

L’utilisation d’outils qui génèrent des étincelles (brûleurs de mauvaises herbes, disqueuse, etc.) est particulièrement risquée, surtout en période de sécheresse ou en présence de vent, car le feu peut se propager rapidement aux éléments inflammables environnants (herbe, haies, feuilles, abris, etc.).

Il est interdit de jeter des mégots de cigarette dehors et de faire du feu en forêt. Il est également fortement déconseillé de garer votre véhicule dans des hautes herbes.

Il est recommandé de privilégier des méthodes alternatives sans flamme. Si cela n’est pas faisable, alors il faut mouiller les éléments aux alentours qui ne doivent pas brûler ou se placer le plus possible à distance de ces éléments, ne pas porter de vêtements synthétiques et toujours vérifier qu’aucun feu ne subsiste après utilisation.

En cas de doute, il faut toujours prévoir des moyens d’extinction qui vous permettront de contrôler le feu.

Lors des fêtes (nouvel an, noël, etc.) les risques sont décuplés et viennent principalement des bougies, du sapin, des décorations, des appareils de cuisson ou encore du tabac et des cierges magiques/feux d’artifice.

Tout d’abord, il faut absolument éviter les tissus synthétiques qui fondent sur la peau.

Il est important de placer le sapin loin des sources de chaleur (poêle à bois, poêle à pellet, etc.) ainsi que les tapis et rideaux qui peuvent s’enflammer rapidement. Il est essentiel de vérifier l’état des guirlandes en privilégiant des lampes LED et de les éteindre la nuit.

Les bougies doivent toujours être posées sur un support stable et ne jamais être laissées sans surveillance, surtout en présence d’enfants et/ou d’animaux domestiques. Nous vous conseillons l’utilisation de bougies à lampe LED.

Lors de l’utilisation d’appareils de cuisson (raclette, fondue), il faut les poser sur une surface non inflammable et ne jamais utiliser d’eau pour éteindre un feu de graisse. Il est aussi recommandé de ne pas fumer quand vous avez consommé de l’alcool et/ou êtes somnolent.

Pour utiliser vos cierges magiques (baguette à étincelle), vous devez garder le bras tendu vers le haut, à l’écart du visage et des vêtements. Il faut créer un périmètre de sécurité autour de vous et des autres spectateurs. Enfin, il est impératif de ne jamais jeter le bâtonnet embrasé après utilisation. En effet, vous devez déposer les bâtonnets usagés dans un récipient rempli d’eau pour stopper tout risque de reprise de feu.

Si, et uniquement si, votre commune permet l’utilisation de feux d’artifice en tant que particulier, vous êtes tenu d’annuler le tir en cas de vent. Le cas échéant, le terrain choisi doit être plat, dégagé et éloigné de toute végétation sèche. L’artifice au sol doit absolument être fixé solidement pour qu’il ne bascule pas. Lors de l’allumage, vous devez rester sur le côté, tendre le bras et ne jamais vous pencher au-dessus du produit. Il est primordial de s’éloigner immédiatement après avoir allumé la mèche et de toujours garder un seau d’eau ou un extincteur à proximité. Enfin, si un engin n’a pas explosé, il est fortement recommandé de ne jamais tenter de le rallumer.

Nous vous invitons à consulter le mémento ci-dessous afin de prendre connaissance des consignes de sécurité à appliquer lors de vos événements.

Un plan d’évacuation regroupe des consignes préparées à l’avance et connues de tous pour réagir rapidement en cas d’incendie. Vous devez absolument prévoir ce plan en fonction des potentielles situations à risque (porte bloquée par la fumée/le feu, électricité qui se coupe, etc.). Tous les occupants doivent le connaitre et s’exercer. 

Dans ce plan il faut prévoir un trajet principal et une issue de secours, mettre à disposition un téléphone (pour appeler le 112) et une lampe de poche. Il est aussi important de laisser ses objets essentiels (clés, papiers d’identité, médicaments indispensables, etc.) à proximité des endroits d’évacuation.

Il est nécessaire de fixer un point de rassemblement à l’extérieur et de penser au fait que les personnes peuvent/doivent se déplacer près du sol pour éviter la fumée.

Il ne faut surtout pas oublier d’inclure vos animaux de compagnie dans votre plan.

Vous devez toujours conserver les produits dangereux dans un espace sécurisé, comme une armoire fermée ou un abri de jardin.

Il est fortement déconseillé de stocker des bouteilles de propane ou de butane dans un endroit clos. En cas de fuite, ces gaz s’accumulent au sol et peuvent s’enflammer au moindre contact avec une source d’étincelle.

Les produits dangereux sont facilement identifiables grâce à ces symboles :

  Inflammable

 Explosif

  Corrosif

  Comburant

L’électricité est une cause fréquente d’incendie à la maison, souvent à cause d’une mauvaise utilisation ou d’appareils défectueux.

Pour éviter les risques, il faut uniquement utiliser des appareils en bon état, éviter de surcharger les prises et ne jamais brancher plusieurs multiprises entre elles. Il est conseillé de débrancher les appareils lorsqu’on ne les utilise pas, que l’on soit présent chez soi ou non, et de ne pas les laisser en veille.

Les appareils électroménagers (grille-pain, sèche-linge, lave-linge, lave-vaisselle, micro-onde, hotte, etc.) doivent être nettoyés régulièrement, car la graisse ou les résidus peuvent prendre feu. Les chauffages électriques doivent être éloignés des objets inflammables et ne jamais être recouverts.

Si vous utilisez une couverture chauffante électrique, il faut veiller à respecter les instructions du fabricant, à ne pas l’utiliser lorsqu’elle est pliée et à la débrancher avant de vous coucher.

La cigarette électronique peut aussi être dangereuse. Il faut utiliser uniquement le chargeur et les batteries adaptés, et toujours la recharger sous surveillance pour éviter tout risque d’incendie ou d’explosion.

Les batteries (téléphone, ordinateur, tablette, etc.) présentent aussi un risque.  Il est important de les placer sur une surface stable et non inflammable, d’utiliser un chargeur d’origine en bon état et de rester à proximité dans un endroit équipé d’un détecteur de fumée. Pour éviter la surchauffe, il est fondamental de ne pas couvrir l’appareil, en le tenant éloigné du soleil et des matériaux inflammables et en le débranchant une fois chargé. Les batteries endommagées ne doivent jamais être réparées soi-même et doivent être déposées dans un centre de recyclage. Il ne faut pas recharger un téléphone ou un pc sur un lit/fauteuil afin d’éviter tout risque de surchauffe car les matières bloquent la dissipation de chaleur.

Pour les autres batteries (vélo et trottinette électrique), vous devez recharger la batterie dans un endroit sec, à bonne température, hors des lieux de passage et vérifier régulièrement son état. Il est préférable de recharger la batterie après une utilisation prolongée et au minimum une fois par mois. Pour préserver son état, nous vous conseillons de la retirer de votre vélo ou trottinette lors d’un transport en voiture.

Enfin, une installation électrique sûre (avec disjoncteurs et entretien régulier) est essentielle pour éviter les courts-circuits et les incendies.

Chaque batterie a ses propres caractéristiques ; il est donc important de consulter attentivement le mode d’emploi afin de l’utiliser de manière appropriée.

Fumer représente une cause importante d’incendies domestiques (le tabagisme est la principale cause), souvent liés à des imprudences. Les risques augmentent particulièrement lorsque l’on fume en étant fatigué, sous l’influence de l’alcool ou de médicaments, car l’attention diminue.

Pour limiter les dangers, il est essentiel d’adopter de bonnes habitudes : ne jamais fumer au lit, utiliser des cendriers stables et vider régulièrement les cendres en s’assurant qu’elles sont complètement éteintes.

Il est aussi recommandé de rester vigilant en présence de matériaux inflammables et d’éviter de fumer à proximité d’oxygène médical, l’oxygène étant un important accélérateur de combustion. 

Il faut garder les briquets et allumettes hors de portée des enfants pour éviter qu’ils ne jouent avec le feu.

La cigarette électronique peut aussi être dangereuse. Il faut utiliser uniquement le chargeur et les batteries adaptés, et recharger toujours sous surveillance pour éviter tout risque d’incendie ou d’explosion.

Enfin, des gestes simples comme bien éteindre les cigarettes (utiliser un peu d’eau peut permettre d’éteindre complètement les cendres) et rester attentif permettent de réduire fortement le risque d’incendie lié au tabac.

Évacuez, mettez-vous en sécurité et appelez le 112. N’intervenez que si vous êtes formé et sûr de vous.

Sortir sans risque :

  1. Fermer les portes en quittant les lieux,
  2. Prévenir tous les occupants,
  3. Suivre le plan d’évacuation. Ne pas revenir sur vos pas et ne pas prendre le risque d’aller récupérer des cadeaux, vêtements ou autres effets personnels non indispensables,
  4. Rejoindre le point de rassemblement prévu,
  5. Appeler le 112,
  6. Rester à l’extérieur en attendant l’arrivée des pompiers.

Sortir avec risque (fumée qui bloque le passage) :

  1. Se déplacer près du sol en suivant votre chemin d’évacuation,
  2. Si cela est impossible, rester dans une pièce sans fumée tout en étant proche des murs et/ou fenêtres côté rue pour signaler votre présence aux secours et fermer la porte,
  3. Évacuer seulement si la voie est sûre,
  4. Appeler le 112,
  5. Indiquer à l’opérateur où vous vous trouvez et attendre l’arrivée des secours.

Les cages d’ascenseur agissent comme des cheminées, propageant rapidement fumées toxiques et flammes, avec un risque majeur de panne de courant bloquant la cabine. Il faut toujours utiliser les escaliers de secours.

Comment identifier un feu de cheminée ?

  • Un bruit sourd et continu se fait entendre dans le conduit, semblable à un vent violent,
  • Le conduit de cheminée devient anormalement chaud,
  • Une forte odeur de suie se dégage,
  • Une fumée noire et épaisse apparaît,
  • Des flammes et des étincelles peuvent s’échapper de la cheminée.

En cas de feu de cheminée, il faut immédiatement appeler les secours (112), tenter de réduire le feu dans le foyer avec du sable ou du sel, fermer les arrivées d’air (porte du poêle, clapet, canal d’évacuation d’air) et éloigner les objets inflammables. Si la fumée devient trop importante, il faut quitter les lieux.

Il ne faut jamais utiliser d’eau, car cela peut provoquer une explosion dans le conduit.

En cas de début d’incendie, il faut avant tout évacuer en fermant les portes derrière soi et alerter les secours en appelant le 112. 

Un feu causé par une cigarette peut être étouffé avec une couverture ou un tissu humide si l’objet non électrique (tissu, papier) brûle, tandis qu’une cigarette électronique, à cause de sa batterie, nécessite de couper le courant (si elle est branchée) et d’utiliser un extincteur adapté, sans jamais utiliser d’eau.

En cas de feu d’origine électrique, il est essentiel d’agir rapidement et correctement. La première chose à faire, si cela ne présente aucun danger, est de couper l’alimentation électrique, soit en débranchant l’appareil (si le câble est intact), soit en utilisant le disjoncteur général. Il ne faut jamais utiliser d’eau, car elle conduit l’électricité et peut provoquer une électrocution.

Si le feu est encore limité et que le courant est coupé, vous pouvez tenter de l’étouffer en utilisant une couverture anti-feu, un linge épais ou un extincteur adapté.

En revanche, si le feu se développe ou dégage une fumée importante, il est impératif d’évacuer immédiatement les lieux en fermant la porte derrière vous pour ralentir la propagation.

Une fois en sécurité, vous devez appeler les secours en composant le 112. Réagir vite et adopter les bons gestes peut faire toute la différence pour limiter les dégâts et protéger les personnes.

S’éloigner immédiatement et, si possible, de manière perpendiculaire au vent et appeler les secours au 112. 

Évacuer les personnes à proximité et emprunter les chemins existants si vous êtes en forêt (sentiers balisés) et/ou se rendre dans une zone dégagée loin des endroits feuillus. 

Fermer les fenêtres de votre établissement, habitation ou encore de votre véhicule pour empêcher les fumées toxiques d’entrer si ce feu est proche de vous.

Si le feu est très petit, il faut tenter de le maîtriser avec un tuyau d’arrosage uniquement s’il n’y a aucun risque.

Si le feu part des illuminations de Noël ou du sapin, il faut couper immédiatement l’électricité au disjoncteur général pour éviter l’électrocution. Dès que le courant est coupé, vous êtes tenu de jeter de l’eau massivement à la base des flammes du sapin, ou d’utiliser un extincteur. Si le sapin est entièrement en flammes, la pièce va s’enflammer instantanément. Il faut donc fermer la porte de la pièce et sortir immédiatement.

Utiliser un étouffoir, un verre retourné ou un linge humide sur une bougie qui commence à brûler un support s’avère très utile.

Il ne faut jamais jeter d’eau sur de l’huile en feu, cela provoque une explosion de flammes mortelle. Il est fondamental d’éteindre immédiatement le gaz, de débrancher la friteuse/appareil à fondue ou d’éteindre la plaque de cuisson/appareil à raclette. Vous nécessaire de poser prudemment un couvercle métallique ou une couverture anti-feu sur le récipient pour priver les flammes d’oxygène. Si vous n’avez rien d’autre, alors il faut essorer au maximum un torchon ou une serviette humide (qui ne dégouline pas) et les déposer délicatement sur l’appareil. Nous vous conseillons de ne jamais déplacer l’appareil en feu et de ne pas retirer le couvercle avant un refroidissement complet (attendre au moins 30 minutes).
 
Si un cierge magique enflamme un tissu (une nappe, une rideau, un tapis), il est primordial d’étouffer immédiatement les flammes avec une couverture anti-feu afin de ne pas alimenter les flammes en oxygène. Ensuite, il faut arroser abondamment pour refroidir la zone. Si la tige devient hors de contrôle, il faut la jeter directement dans un seau d’eau ou un évier pour stopper la chaleur extrême. Si le cierge enflamme les vêtements d’une personne, elle doit s’arrêter de courir pour ne pas alimenter les flammes, s’allonger et rouler au sol ou s’envelopper dans une couverture en laine, en coton ou anti-feu.
 

En cas de brûlure ou si le feu s’étend, vous devez évacuer la pièce et appeler le 112.

Si le feu concerne un produit spécifique et que vous avez accès à l’emballage, vous devez lire rapidement les consignes ou les pictogrammes de sécurité. Certains produits réagissent violemment au contact de l’eau (comme les métaux réactifs ou certains acides). 

Si vous devez traverser une zone enfumée de produits dangereux, vous devez vous couvrir le nez et la bouche avec un tissu (de préférence humide) et vous baisser, l’air pur et l’oxygène se trouvant près du sol.

En cas de projection de produits chimiques sur une personne, il est important de rincer immédiatement la zone touchée (peau ou yeux) à l’eau courante pendant au moins 15 à 20 minutes ainsi que retirer les vêtements contaminés sous l’eau si le produit a traversé le tissu. 

En cas d’inhalation ou d’ingestion (signes d’intoxication), vous devez allonger la personne en position latérale de sécurité (si inconsciente) ou semi-assise, et attendre l’arrivée des secours. Il ne faut surtout pas la faire vomir, car cela aggraverait les lésions. 

Lors d’un incendie ou d’un dégagement de fumée épaisse :
  1. Rester proche du sol car l‘oxygène résiduel se trouve au ras du sol,
  2. Respirer à travers une serviette ou un vêtement mouillé pour bloquer une partie des particules.

En cas de fumée de feu de forêt (extérieur) :

  1. Limiter les sorties en restant à l’intérieur portes et fenêtres fermées,
  2. Porter un masque de type FFP2 (ou supérieur) pour filtrer les particules fines si vous devez sortir,
  3. Si vous conduisez ou utilisez l’air climatisé dans un bâtiment, il faut activer le mode « recirculation » de l’air pour éviter d’aspirer l’air enfumé extérieur. 

Il est fortement recommandé de vérifier s’il y a de la chaleur derrière une porte en la touchant et de fermer les portes derrière soi en quittant une pièce en feu afin de limiter la propagation de l’incendie.

Une couverture anti-feu peut être utilisée pour éteindre un feu de cuisine, comme une poêle ou une friteuse. Elle doit être facilement accessible. Il est important de savoir l’utiliser :

  1. Prendre une couverture anti-feu ou, à défaut, un torchon en coton légèrement humide (non trempé),
  2. Se protéger les mains en les enveloppant avec la couverture,
  3. La poser délicatement sur l’élément en feu, sans mouvements brusques,
  4. S’assurer de bien étouffer les flammes en coupant l’apport d’oxygène,
  5. Arrêter la source d’énergie en éteignant l’appareil ou en le débranchant.

Un extincteur peut être utilisé pour éteindre un début d’incendie. Il doit être facilement accessible. Il est important de savoir l’utiliser et de bien lire la notice d’utilisation :

  1. Tirer la goupille de sécurité. Pour ce faire facilement, vous devez maintenir l’appareil par le haut sans pour autant serrer la poignée,
  2. Enfoncer la poignée ou le bouton pour mettre l’extincteur sous pression. Ne jamais mettre votre tête au-dessus de l’appareil,
  3. Tester brièvement pour vérifier le bon fonctionnement,
  4. Viser la base des flammes en vous mettant à environ 2 mètres.
Un extincteur à CO₂ ne doit jamais être pulvérisé sur une personne, car le gaz sort à une température extrême de -78°C et risque de causer de graves brûlures.

Vous devez rester à distance et surtout ne pas fumer à côté. Un incendie peut couver sous terre pendant plusieurs heures. En effet, un feu en forêt peut se réactiver même 7 à 10 heures après avoir été éteint. 

Il faut vérifier les dégâts. Si le feu a touché une propriété privée, c’est important d’inspecter les installations (câbles électriques, clôtures, arbres menaçants) pour éviter tout autre accident.

Vous devez prendre contact avec votre assureur pour lui déclarer le sinistre dans les plus brefs délais. Si des biens (abris de jardin, clôtures, véhicules) ont été détruits, prenez des photos de l’état des lieux avant toute intervention lourde ou nettoyage. Nous vous conseillons également de contacter votre commune et la police locale si certaines zones protégées ont été touchées ou nécessitent l’évacuation de gros débris. En Belgique, brûler des déchets verts est strictement réglementé (et souvent interdit selon le Règlement Général de Police). Un procès-verbal pourrait être dressé si l’incendie résulte d’une infraction.

Pour les espaces naturels, il faut éviter de piétiner les zones touchées. Souvent, la nature reprend ses droits, mais parfois des interventions de reforestation peuvent être nécessaires si l’écosystème a été trop endommagé.

Après un sinistre, il est essentiel de réagir rapidement et de manière organisée.

  1. Prévenir l’assurance et les autorités

Vous êtes assuré par un contrat d’assurance incendie ? Alors vous devez informer votre assureur dès que possible afin de lancer la procédure d’indemnisation (5 jours maximum). Un intermédiaire ou un expert peut vous accompagner dans les démarches. Il ne faut pas signer trop vite les propositions d’indemnisation car une fois l’accord accepté, il est définitif.

Si vous pensez que votre établissement a été incendié de manière malveillante, alors vous devez immédiatement prévenir la police.

  1. Protéger les lieux

Il faut prendre les mesures nécessaires pour éviter que la situation ne s’aggrave (sécurisation du bâtiment contre les intrusions, protection contre les intempéries, chaudière à l’arrêt, etc.). Un expert de sinistré peut vous aider en s’occupant des opérations techniques.

  1. Suivre les démarches administratives

Les autorités policières dépêchées sur place établissent un rapport utile pour votre dossier. Il est important d’en conserver les références pour l’assureur.

  1. Recenser les dommages

Vous devez dresser une liste détaillée (photos avant nettoyage, liste écrite, factures, garantie et preuves d’achat) des biens touchés ou détruits (œuvres d’art, système audio, instruments de musique, équipement de fitness, bijoux, argent liquide, tenues traditionnelles de folklore, coffre-fort, etc.) afin de faciliter l’évaluation des pertes.

Vous êtes tenu de ne rien jeter sans l’accord de l’expert, hormis les aliments et médicaments qui ont été exposés à la fumée. De plus, il est fortement conseillé de demander plusieurs devis de réparation.

  1. Se faire accompagner si nécessaire

En cas de dégâts importants (plus de 50.000€), l’intervention d’un expert peut aider à défendre vos intérêts.

  1. Prévoir un hébergement

Vous devez rapidement trouver une solution de relogement temporaire. Des aides peuvent exister via l’assurance ou les services publics.

Après l’urgence, une indemnité (« chômage immobilier ») peut couvrir la valeur locative du logement pendant les travaux de reconstruction. La recherche d’un logement temporaire reste généralement à votre charge, avec l’aide possible d’experts, de la commune (logements de transit), du bourgmestre, du CPAS ou des agences immobilières sociales.

La remise en état après un incendie nécessite une organisation rigoureuse afin d’assurer une reconstruction efficace.

Il est essentiel de définir précisément les travaux (cahier de charges) à réaliser avec l’aide d’un professionnel, de sélectionner des entrepreneurs qualifiés et de comparer des devis détaillés.

Les travaux doivent respecter les normes en vigueur (code du Logement en Wallonie) et peuvent également vous permettre d’améliorer la performance énergétique du bâtiment (PEB). Une bonne planification des interventions, accompagnée d’un suivi régulier du chantier, permet de garantir le bon déroulement des travaux. Il est également recommandé de tenir l’assurance informée des différentes étapes.

Informer les services publics ainsi que les fournisseurs d’eau, de gaz, d’électricité et votre opérateur de réseau mobile. Il faut signaler tout dommage éventuel aux câbles ou aux conduites de tuyaux. En cas de détérioration, vous devez couper ou mettre hors service l’eau, le gaz et l’électricité.

Avant de vous rendre sur les lieux de l’incident, vous devez solliciter l’autorisation des pompiers et de la police. Les pompiers doivent s’assurer que les lieux ne présentent plus de danger, tandis que la police doit procéder aux vérifications nécessaires pour déterminer l’origine de l’incendie.

Vous avez reçu leur autorisation pour entrer sur les lieux ? Vous devez quand même absolument faire attention aux structures fragilisées (murs, sols, charpente, etc.).

Après une brûlure, le premier réflexe est de stopper l’action de la chaleur, puis de refroidir la zone en respectant la règle des 20 minutes à 20 cm sous une eau à 20 °C.

Si votre brûlure devient noire/brune, qu’il y a de graves ampoules et qu’elle est plus grande qu’une pièce de 2€, alors il s’agit d’une urgence vitale absolue nécessitant une hospitalisation immédiate (les terminaisons nerveuses étant détruites).

Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Ne jamais appliquer de glace ou d’eau glacée,
  • Ne pas percer les cloques (ampoules), car cela expose la peau aux infections,
  • N’appliquer aucun corps gras, beurre, dentifrice, huile, farine ou autres « remèdes de grand-mère » sur la lésion.

Vous pouvez mettre de la pommade si vous êtes uniquement brûlé au premier degré (rougeur de la peau) et que vous avez refroidi votre brûlure.

Après un incident, un contrôle complet par un spécialiste est indispensable avant toute réutilisation.

Si vous pouvez encore loger dans votre établissement, alors il est important que vous vérifier l’ensemble de toutes les installations électriques, les conduits de gaz et d’eau ainsi que les appareils connectés.

Vous ne pouvez pas utiliser  ces installations sans la validation d’un professionnel.

Conseils

Prévention des événements publics

Un événement réussi est d’abord un événement sûr. Dinaphi met des recommandations à disposition des autorités et des organisateurs, notamment au travers du présent memento élaboré par ReZonWal (réseau des zones de secours wallonnes) visant à encadrer les dispositifs de sécurité applicables aux manifestations publiques.

Quel que soit le type de manifestation, l’organisateur est tenu de réaliser au préalable une analyse des risques.

L’analyse des risques d’un événement repose sur plusieurs catégories principales :

  • Les risques liés au lieu concernent la stabilité du terrain, l’état des bâtiments, l’environnement (naturel ou industriel), la présence éventuelle de chantiers et les particularités du site pouvant influencer l’évacuation ou l’intervention des secours,
  • Les risques liés au public dépendent du nombre de participants, de leur profil (âge, comportement, implication) et des dynamiques de foule pouvant engendrer des situations dangereuses,
  • Les risques liés aux équipements et installations incluent les systèmes électriques, de cuisson, de chauffage, les installations au gaz, les structures temporaires (tonnelles, chapiteaux) et les dispositifs d’animation (écran, feu d’artifice), qui doivent tous être sécurisés et conformes,
  • Les risques liés au type d’événement varient selon sa nature (sportif, culturel, festif ou commercial), chaque catégorie impliquant des mesures spécifiques,
  • Les risques météorologiques doivent également être anticipés (chaleur, vent, pluie, neige…), avec des adaptations pour garantir la sécurité du public et des intervenants,
  • Les risques liés aux outils concernent l’utilisation d’équipements par du personnel qualifié et les zones de travail sécurisées,
  • Les risques liés aux comportements concernent la gestion des consommations à risque (alcool, drogues), nécessitant encadrement, prévention et dispositifs de secours.

Il faut prévoir une équipe compétente. Les personnes en charge de l’organisation devront avoir de bonnes aptitudes en communication afin de transmettre les informations structurées aux autorités, services de secours et autres équipes présentes sur place.

En fonction du type d’organisation et des caractéristiques de l’événement, la zone de secours chargée de son analyse lui attribue un niveau. Ce classement détermine les exigences à respecter par l’organisateur pour obtenir un avis favorable, chaque niveau étant associé à des mesures spécifiques.

Les zones de secours ne fournissent des rapports officiels écrits et signés qu’aux autorités administratives, et seulement sur demande. Toutefois, il est souvent possible d’obtenir en amont un avis informel ou de participer à une réunion de conseil avant de déposer un dossier officiel et conforme. Ceci est vivement conseillé pour les événements de niveau 2 (et plus), car cela permet à l’organisateur d’anticiper les exigences et d’adapter son dossier en conséquence.

Concernant la sécurité, un registre dédié doit être constitué. Selon les installations (chapiteaux, podiums, food trucks, etc.), des contrôles techniques obligatoires doivent être réalisés (stabilité, électricité, gaz, montage). Tous les documents doivent être conservés dans un dossier accessible lors des contrôles : une page de garde avec sommaire, une liste des contacts, un plan du site avec les structures identifiées, éventuellement un plan d’accès généralement ≥ 4 mètres de large) pour les secours. 

Voici certaines obligations, qui ne traitent pas de la sécurité, mais que l’organisateur est tenu de respecter :

  • Si vous vendez de la nourriture ou des boissons, le respect des normes sanitaires de l’AFSCA est obligatoire,
  • La vente d’alcool (notamment les bières et spiritueux) nécessite souvent une autorisation temporaire de la commune,
  • La législation sur le bruit varie selon les communes et les Régions (Bruxelles, Wallonie, Flandre) et implique souvent l’utilisation d’un limiteur de son et de protections auditives,
  • La diffusion de musique (même avec un DJ ou en live) doit être déclarée auprès de la Sabam (Unisono) et de la Simim (pour les producteurs),
  • Il est très fortement recommandé, voire imposé par les communes, de souscrire une assurance Responsabilité Civile (RC) Organisateur pour couvrir les dommages corporels et matériels,
  • Si vous faites appel à du personnel de sécurité, celui-ci doit être agréé par le SPF Intérieur et une convention écrite doit être transmise à la commune.
Pour tous les événements (niveaux 0 à 4), il est essentiel de prévoir une bonne organisation des secours :
  • Désigner une personne joignable en permanence pour appeler le 112,
  • La former à donner les informations essentielles (lieu précis, type d’incident, situation),
  • Anticiper l’accès au site : points de rendez-vous, carte, personne pour accueillir les secours,
  • Prévoir un itinéraire clair pour guider les secours jusqu’à l’intervention.
Pour les événements plus importants (niveaux 3 et 4), des mesures supplémentaires sont demandées :
  • Organiser un briefing sécurité pour toute l’équipe,
  • Mettre en place un Plan Interne d’Urgence (PIU) incluant :
    • Les procédures d’alerte et d’intervention,
    • Les premières mesures de sécurité,
    • L’accueil et l’accompagnement des secours,
    • Le soutien,
    • La logistique,
    • La communication interne et externe,
    • Un plan d’évacuation,
    • Des procédures spécifiques (enfants perdus, conditions météo).
Enfin, une organisation claire doit être définie :
  • Désigner un responsable sécurité principal,
  • Attribuer des responsables par secteur,
  • Informer toute l’équipe de cette structure.

Vous devez comprendre, prévoir et gérer les risques liés à un événement :

  • Identifier les risques potentiels en fonction du contexte, du lieu, des activités prévues et du public concerné,
  • Analyser les risques selon leur probabilité d’apparition et leur gravité,
  • Mettre en place des mesures adaptées (équipements sécurisés, barrières, limitation d’accès, etc.),
  • Prévoir des réponses adaptées (plans d’urgence, formation du personnel, procédures spécifiques ou plans d’évacuation),
  • Organiser la gestion des risques par le responsable de la sécurité (mise en place d’actions sur le terrain, coopération avec les secours en fournissant toutes les informations utiles).

Il est important de mettre à jour régulièrement ce cycle des risques afin d’adapter au mieux les dispositifs de sécurité aux potentielles nouvelles menaces. Tout risque ne peut entièrement être supprimé, mais plutôt identifié et encadré.

En fonction du type d’événement, classé du niveau 0 (ex: tournoi de pétanque) au niveau 4 (ex: Fêtes de Wallonie à Namur), le responsable de la sécurité (référent safety, coordinateur safety, directeur safety) peut varié. Plus l’événement est d’envergure, plus le responsable doit posséder des compétences solides et un haut niveau d’expertise. Pour mettre en évidence les différences, nous vous invitons à consulter le memento.

Ce sont les officiers du département préparation qui valident les dispositifs de sécurité lors d’événements publics (festivals, fêtes de village, manifestations, etc.) pour prévenir les mouvements de foule et faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

Il est essentiel d’avoir des connaissances techniques dans plusieurs domaines afin de gérer au mieux l’événement : machine, outil, matériel audiovisuel, infrastructure, etc.

Se coordonner en rassemblant les équipes ou la cellule de crise (PC sécurité, pompiers, police) pour centraliser les décisions.

Communiquer avec clarté en informant le public avec des messages clairs et rassurants pour éviter tout mouvement de panique.

Documenter l’incident en notant l’heure, la nature du problème et les actions entreprises pour remédier à l’incident.

Remplir un rapport en décrivant l’incident par écrit, ce qui est crucial pour le suivi et les futures démarches d’assurance.

Si l’incident l’exige (incendie majeur, structure instable), il est urgent d’ordonner l’évacuation du public vers le point de rassemblement prévu à l’extérieur.

En cas d’incident lors d’un événement, il est important de rester calme et d’agir de manière organisée. Une personne doit immédiatement être désignée pour contacter les secours via le 112 en donnant des informations claires : la localisation, le type d’événement, la situation et l’accès au site.

Ensuite, il faut sécuriser la zone en mettant en place un périmètre et prévoir des personnes pour accueillir et guider les secours à leur arrivée. Si vous disposez d’agents de gardiennage ou autres personnes qualifiées en premier soin, ceux-ci peuvent porter les premiers secours aux victimes.

Pour les événements de plus grande ampleur (niveaux 2 à 4), un responsable sécurité coordonne les actions jusqu’à l’arrivée des secours, puis passe sous leur autorité. Les équipes doivent suivre ses instructions.

Enfin, même si du personnel formé est présent, la priorité reste d’éviter tout risque supplémentaire : il ne faut jamais se mettre en danger ni intervenir si les conditions ne sont pas sûres.

Si vous avez réussi à maîtriser un incident (comme un début d’incendie), il est important de ne pas s’arrêter là. Il faut prévenir à nouveau les secours (112), surtout s’il n’y a pas de poste de commandement, afin de les informer que la situation est sous contrôle. Cela permet d’éviter des interventions inutiles ou risquées.

Même si le problème semble réglé, la procédure d’urgence doit continuer. Il peut rester des dangers invisibles (reprise de feu, fumées, chaleur, installations fragilisées). Il est donc essentiel d’attendre l’arrivée des pompiers.

Les secours vérifieront la situation, confirmeront que tout risque est écarté et valideront la sécurité du site. En attendant leur accord officiel, la zone ne doit jamais être rouverte au public.

Pour chaque installation, un dossier technique complet est requis, incluant attestations et contrôles (montage, stabilité, électricité, gaz), datés et signés. Le tout doit rester à jour jusqu’à la fin de l’événement.

Lors d’un événement, si un incident a eu lieu, il faudra mettre en place des mesures pour assurer la reprise des activités, sécuriser les lieux, communiquer efficacement et accompagner les personnes impactées.

La gestion des situations d’urgence repose sur cinq disciplines complémentaires :

  • Discipline 1 – Opérations de secours : assurée principalement par les pompiers, elle consiste à maîtriser l’urgence, supprimer les dangers, secourir les victimes et protéger les biens,
  • Discipline 2 – Secours médicaux et psychosociaux : prise en charge par les services médicaux, elle vise à soigner et accompagner les victimes, organiser leur transport, gérer les aspects de santé publique et soutenir les proches,
  • Discipline 3 – Police : elle garantit l’ordre public, sécurise les zones, gère les accès, organise les évacuations et participe aux enquêtes,
  • Discipline 4 – Appui logistique : elle fournit les moyens humains, matériels et techniques nécessaires, ainsi que la communication et l’approvisionnement des intervenants et des personnes touchées,
  • Discipline 5 – Information et communication : elle assure la diffusion des informations vers le public et les médias, analyse les besoins en communication et gère les relations avec la presse.

Ces cinq disciplines travaillent ensemble pour assurer une gestion coordonnée, efficace et sécurisée des situations de crise.

La plupart des événements étant organisés par des bénévoles, il est essentiel de capitaliser sur l’expérience acquise pour améliorer la sécurité au fil du temps. Une analyse après coup permet d’identifier les points forts et les failles afin d’améliorer les dispositifs pour l’avenir.

Après chaque édition, un responsable (sécurité ou organisation) doit organiser une réunion de débriefing, suivie de la rédaction d’un rapport écrit. Ce document doit être analysé et transmis aux futures équipes afin de tirer des enseignements.

Lors de ce retour d’expérience, tous les incidents et quasi-incidents doivent être examinés pour identifier des améliorations possibles et renforcer la prévention.

Le rapport doit notamment contenir :

  • Les informations générales de l’événement (participants, durée, etc.),
  • Les mesures de prévention et d’organisation mises en place,
  • Les incidents et presque-incidents avec leur gestion détaillée,
  • Les interventions des secours (internes poste de secours) et externes (intervention des pompiers et ambulances)),
  • Le nombre de personnes prises en charge,
  • Les enseignements à retenir pour l’avenir.

Enfin, les zones de secours réalisent régulièrement des contrôles et s’appuient sur ces retours pour identifier les problèmes fréquents et améliorer la sécurité globale des événements.

Ces avis sont essentiellement basés sur :

  • Des structures et/ou des dispositifs de maintien inadaptés ou absents,
  • Des sorties de secours insuffisantes, bloquées ou mal prévues,
  • Un manque de signalisation et d’éclairage de secours,
  • Des installations de gaz non conformes ou périmées,
  • Des câbles électriques non protégés au sol,
  • Des périmètres de sécurité inexistants ou mal respectés,
  • Des sols présentant un risque pour le public,
  • Une capacité d’accueil dépassée,
  • Un accès insuffisant pour les véhicules de secours.

Pour tout incident grave, vous devez absolument prévenir votre compagnie d’assurance dans les 24 à 48 heures. En Belgique, un accident grave impliquant des installations ou des produits doit aussi être notifié via le Service Public Fédéral Économie.

Quel que soit le type de manifestation, l’organisateur est tenu de réaliser au préalable une analyse des risques.

L’analyse des risques d’un événement repose sur plusieurs catégories principales :

  • Les risques liés au lieu concernent la stabilité du terrain, l’état des bâtiments, l’environnement (naturel ou industriel), la présence éventuelle de chantiers et les particularités du site pouvant influencer l’évacuation ou l’intervention des secours,
  • Les risques liés au public dépendent du nombre de participants, de leur profil (âge, comportement, implication) et des dynamiques de foule pouvant engendrer des situations dangereuses,
  • Les risques liés aux équipements et installations incluent les systèmes électriques, de cuisson, de chauffage, les installations au gaz, les structures temporaires (tonnelles, chapiteaux) et les dispositifs d’animation (écran, feu d’artifice), qui doivent tous être sécurisés et conformes,
  • Les risques liés au type d’événement varient selon sa nature (sportif, culturel, festif ou commercial), chaque catégorie impliquant des mesures spécifiques,
  • Les risques météorologiques doivent également être anticipés (chaleur, vent, pluie, neige…), avec des adaptations pour garantir la sécurité du public et des intervenants,
  • Les risques liés aux outils concernent l’utilisation d’équipements par du personnel qualifié et les zones de travail sécurisées,
  • Les risques liés aux comportements concernent la gestion des consommations à risque (alcool, drogues), nécessitant encadrement, prévention et dispositifs de secours.

Il faut prévoir une équipe compétente. Les personnes en charge de l’organisation devront avoir de bonnes aptitudes en communication afin de transmettre les informations structurées aux autorités, services de secours et autres équipes présentes sur place.

En fonction du type d’organisation et des caractéristiques de l’événement, la zone de secours chargée de son analyse lui attribue un niveau. Ce classement détermine les exigences à respecter par l’organisateur pour obtenir un avis favorable, chaque niveau étant associé à des mesures spécifiques.

Les zones de secours ne fournissent des rapports officiels écrits et signés qu’aux autorités administratives, et seulement sur demande. Toutefois, il est souvent possible d’obtenir en amont un avis informel ou de participer à une réunion de conseil avant de déposer un dossier officiel et conforme. Ceci est vivement conseillé pour les événements de niveau 2 (et plus), car cela permet à l’organisateur d’anticiper les exigences et d’adapter son dossier en conséquence.

Concernant la sécurité, un registre dédié doit être constitué. Selon les installations (chapiteaux, podiums, food trucks, etc.), des contrôles techniques obligatoires doivent être réalisés (stabilité, électricité, gaz, montage). Tous les documents doivent être conservés dans un dossier accessible lors des contrôles : une page de garde avec sommaire, une liste des contacts, un plan du site avec les structures identifiées, éventuellement un plan d’accès généralement ≥ 4 mètres de large) pour les secours. 

Voici certaines obligations, qui ne traitent pas de la sécurité, mais que l’organisateur est tenu de respecter :

  • Si vous vendez de la nourriture ou des boissons, le respect des normes sanitaires de l’AFSCA est obligatoire,
  • La vente d’alcool (notamment les bières et spiritueux) nécessite souvent une autorisation temporaire de la commune,
  • La législation sur le bruit varie selon les communes et les Régions (Bruxelles, Wallonie, Flandre) et implique souvent l’utilisation d’un limiteur de son et de protections auditives,
  • La diffusion de musique (même avec un DJ ou en live) doit être déclarée auprès de la Sabam (Unisono) et de la Simim (pour les producteurs),
  • Il est très fortement recommandé, voire imposé par les communes, de souscrire une assurance Responsabilité Civile (RC) Organisateur pour couvrir les dommages corporels et matériels,
  • Si vous faites appel à du personnel de sécurité, celui-ci doit être agréé par le SPF Intérieur et une convention écrite doit être transmise à la commune.

Pour tous les événements (niveaux 0 à 4), il est essentiel de prévoir une bonne organisation des secours :

  • Désigner une personne joignable en permanence pour appeler le 112,
  • La former à donner les informations essentielles (lieu précis, type d’incident, situation),
  • Anticiper l’accès au site : points de rendez-vous, carte, personne pour accueillir les secours,
  • Prévoir un itinéraire clair pour guider les secours jusqu’à l’intervention.

Pour les événements plus importants (niveaux 3 et 4), des mesures supplémentaires sont demandées :

  • Organiser un briefing sécurité pour toute l’équipe,
  • Mettre en place un Plan Interne d’Urgence (PIU) incluant :
    • Les procédures d’alerte et d’intervention,
    • Les premières mesures de sécurité,
    • L’accueil et l’accompagnement des secours,
    • Le soutien,
    • La logistique,
    • La communication interne et externe,
    • Un plan d’évacuation,
    • Des procédures spécifiques (enfants perdus, conditions météo).

Enfin, une organisation claire doit être définie :

  • Désigner un responsable sécurité principal,
  • Attribuer des responsables par secteur,
  • Informer toute l’équipe de cette structure.

Vous devez comprendre, prévoir et gérer les risques liés à un événement :

  • Identifier les risques potentiels en fonction du contexte, du lieu, des activités prévues et du public concerné,
  • Analyser les risques selon leur probabilité d’apparition et leur gravité,
  • Mettre en place des mesures adaptées (équipements sécurisés, barrières, limitation d’accès, etc.),
  • Prévoir des réponses adaptées (plans d’urgence, formation du personnel, procédures spécifiques ou plans d’évacuation),
  • Organiser la gestion des risques par le responsable de la sécurité (mise en place d’actions sur le terrain, coopération avec les secours en fournissant toutes les informations utiles).
Il est important de mettre à jour régulièrement ce cycle des risques afin d’adapter au mieux les dispositifs de sécurité aux potentielles nouvelles menaces. Tout risque ne peut entièrement être supprimé, mais plutôt identifié et encadré.
 

En fonction du type d’événement, classé du niveau 0 (ex: tournoi de pétanque) au niveau 4 (ex: Fêtes de Wallonie à Namur), le responsable de la sécurité (référent safety, coordinateur safety, directeur safety) peut varié. Plus l’événement est d’envergure, plus le responsable doit posséder des compétences solides et un haut niveau d’expertise. Pour mettre en évidence les différences, nous vous invitons à consulter le memento.

Ce sont les officiers du département préparation qui valident les dispositifs de sécurité lors d’événements publics (festivals, fêtes de village, manifestations, etc.) pour prévenir les mouvements de foule et faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

Il est essentiel d’avoir des connaissances techniques dans plusieurs domaines afin de gérer au mieux l’événement : machine, outil, matériel audiovisuel, infrastructure, etc.

Se coordonner en rassemblant les équipes ou la cellule de crise (PC sécurité, pompiers, police) pour centraliser les décisions.

Communiquer avec clarté en informant le public avec des messages clairs et rassurants pour éviter tout mouvement de panique.

Documenter l’incident en notant l’heure, la nature du problème et les actions entreprises pour remédier à l’incident.

Remplir un rapport en décrivant l’incident par écrit, ce qui est crucial pour le suivi et les futures démarches d’assurance.

Si l’incident l’exige (incendie majeur, structure instable), il est urgent d’ordonner l’évacuation du public vers le point de rassemblement prévu à l’extérieur.

En cas d’incident lors d’un événement, il est important de rester calme et d’agir de manière organisée. Une personne doit immédiatement être désignée pour contacter les secours via le 112 en donnant des informations claires : la localisation, le type d’événement, la situation et l’accès au site.

Ensuite, il faut sécuriser la zone en mettant en place un périmètre et prévoir des personnes pour accueillir et guider les secours à leur arrivée. Si vous disposez d’agents de gardiennage ou autres personnes qualifiées en premier soin, ceux-ci peuvent porter les premiers secours aux victimes.

Pour les événements de plus grande ampleur (niveaux 2 à 4), un responsable sécurité coordonne les actions jusqu’à l’arrivée des secours, puis passe sous leur autorité. Les équipes doivent suivre ses instructions.

Enfin, même si du personnel formé est présent, la priorité reste d’éviter tout risque supplémentaire : il ne faut jamais se mettre en danger ni intervenir si les conditions ne sont pas sûres.

Si vous avez réussi à maîtriser un incident (comme un début d’incendie), il est important de ne pas s’arrêter là. Il faut prévenir à nouveau les secours (112), surtout s’il n’y a pas de poste de commandement, afin de les informer que la situation est sous contrôle. Cela permet d’éviter des interventions inutiles ou risquées.

Même si le problème semble réglé, la procédure d’urgence doit continuer. Il peut rester des dangers invisibles (reprise de feu, fumées, chaleur, installations fragilisées). Il est donc essentiel d’attendre l’arrivée des pompiers.

Les secours vérifieront la situation, confirmeront que tout risque est écarté et valideront la sécurité du site. En attendant leur accord officiel, la zone ne doit jamais être rouverte au public.

Pour chaque installation, un dossier technique complet est requis, incluant attestations et contrôles (montage, stabilité, électricité, gaz), datés et signés. Le tout doit rester à jour jusqu’à la fin de l’événement.

Lors d’un événement, si un incident a eu lieu, il faudra mettre en place des mesures pour assurer la reprise des activités, sécuriser les lieux, communiquer efficacement et accompagner les personnes impactées.

La gestion des situations d’urgence repose sur cinq disciplines complémentaires :

  • Discipline 1 – Opérations de secours : assurée principalement par les pompiers, elle consiste à maîtriser l’urgence, supprimer les dangers, secourir les victimes et protéger les biens,
  • Discipline 2 – Secours médicaux et psychosociaux : prise en charge par les services médicaux, elle vise à soigner et accompagner les victimes, organiser leur transport, gérer les aspects de santé publique et soutenir les proches,
  • Discipline 3 – Police : elle garantit l’ordre public, sécurise les zones, gère les accès, organise les évacuations et participe aux enquêtes,
  • Discipline 4 – Appui logistique : elle fournit les moyens humains, matériels et techniques nécessaires, ainsi que la communication et l’approvisionnement des intervenants et des personnes touchées,
  • Discipline 5 – Information et communication : elle assure la diffusion des informations vers le public et les médias, analyse les besoins en communication et gère les relations avec la presse.

Ces cinq disciplines travaillent ensemble pour assurer une gestion coordonnée, efficace et sécurisée des situations de crise.

La plupart des événements étant organisés par des bénévoles, il est essentiel de capitaliser sur l’expérience acquise pour améliorer la sécurité au fil du temps. Une analyse après coup permet d’identifier les points forts et les failles afin d’améliorer les dispositifs pour l’avenir.

Après chaque édition, un responsable (sécurité ou organisation) doit organiser une réunion de débriefing, suivie de la rédaction d’un rapport écrit. Ce document doit être analysé et transmis aux futures équipes afin de tirer des enseignements.

Lors de ce retour d’expérience, tous les incidents et quasi-incidents doivent être examinés pour identifier des améliorations possibles et renforcer la prévention.

Le rapport doit notamment contenir :

  • Les informations générales de l’événement (participants, durée, etc.),
  • Les mesures de prévention et d’organisation mises en place,
  • Les incidents et presque-incidents avec leur gestion détaillée,
  • Les interventions des secours (internes poste de secours) et externes (intervention des pompiers et ambulances)),
  • Le nombre de personnes prises en charge,
  • Les enseignements à retenir pour l’avenir.

Enfin, les zones de secours réalisent régulièrement des contrôles et s’appuient sur ces retours pour identifier les problèmes fréquents et améliorer la sécurité globale des événements.

Ces avis sont essentiellement basés sur :

  • Des structures et/ou des dispositifs de maintien inadaptés ou absents,
  • Des sorties de secours insuffisantes, bloquées ou mal prévues,
  • Un manque de signalisation et d’éclairage de secours,
  • Des installations de gaz non conformes ou périmées,
  • Des câbles électriques non protégés au sol,
  • Des périmètres de sécurité inexistants ou mal respectés,
  • Des sols présentant un risque pour le public,
  • Une capacité d’accueil dépassée,
  • Un accès insuffisant pour les véhicules de secours.

Pour tout incident grave, vous devez absolument prévenir votre compagnie d’assurance dans les 24 à 48 heures. En Belgique, un accident grave impliquant des installations ou des produits doit aussi être notifié via le Service Public Fédéral Économie.

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